09.07.2007

Le Retour !

Ouhaou, plus d'un an sans actualiser ce blog. Record battu ! Il s'en est pourtant passé des choses depuis l'année dernière... Nous nous sommes mariés, le 7 octobre 2006, puis nous avons passé quatre mois en Australie, de novembre à mars, et enfin trois mois et demi en Espagne. À l'heure où j'écris ces mots, je suis encore à Valencia. Mais plus pour très longtemps, puisque je rentre en France jeudi !

Ces trois derniers mois ont été passionnants. J'ai travaillé comme rédactrice pour l'organisation de l'America's Cup : articles, interviews, comptes-rendus de courses etc pour le site Internet de l'événement. J'étais déjà en contact avec le monde de "la Coupe" depuis 2005 en travaillant en freelance pour l'équipe suisse d'Alinghi, mais c'est la première fois que je pouvais vivre l'épreuve sur place, au coeur de l'action. Quelle expérience ! Je peux difficilement résumer trois mois en trois lignes mais en vrac, voici quelques idées.

- L'America's Cup ? Histoire fascinante. Niveau de professionnalisme impressionnant. Travail acharné. Esprit d'équipe remarquable. Organisateurs, équipes, journalistes, sponsors en grande majorité très sympas et accessibles. Sommes considérables en jeu. Culture du secret. Organisation gargantuesque. Tentative d'ouverture vers le public assez réussie mais image toujours très chicos, jetset, paillettes, superyacht et compagnie (la Coupe doit-elle restée une épreuve d'élite et de luxe ? le débat est ouvert). Souci de l'environnement limité voire inexistant.... Bref, je pourrais développer chacune de ces idées, mais en conclusion, je dirais que j'ai pris beaucoup de plaisir dans mon boulot et que j'ai découvert certains aspects vraiment passionnants de la Coupe, mais qu'il y en a d'autres auxquels je ne me ferai sans doute jamais (car trop éloignés de mes valeurs personnelles).

- Valencia et l'Espagne ? Pour rester correcte, je me contenterais d'un "cela n'a pas été le coup de foudre" ! Précisons d'abord que je ne parlais pas un mot d'espagnol avant d'arriver ici, ce qui explique en partie mon décalage avec ce pays (je suis persuadée que s'imprégner d'une langue permet également de s'imprégner d'une culture, donc de mieux la comprendre et l'accepter). J'ai bien essayé de m'y mettre mais en bossant 10 heures par jour (et seulement 4 jours de repos en 3 mois et demi) dans un bureau où la langue d'échange est l'anglais, pas facile de dépasser le "hola, que tal ? muy bien, y tu ? muy bien !" :) Bref, donc oui j'ai eu un peu de mal avec Valencia et ses Valenciens. À part leur sens de la famille que je trouve vraiment très positif et qui manque cruellement aux sociétés anglo-saxonnes, trop individualistes, je n'ai pas trouvé beaucoup de qualités à la population locale. Bons, modérons nos propos... Disons que leurs qualités m'ont échappée car elles sont cachées derrière des traits de caractère qui ont tendance à... comment dire... m'horripiler ! Quelques exemples... L'incapacité à respecter un horaire ou un engagement. "Oui oui, je passerai demain réparer la machine à laver..." J'ai attendu deux semaines !!! Aaargghh ! Bon, ok, ça peut aussi arriver en France. Autre exemple : le côté "sans gêne". Vous faites tranquillement la queue pour attendre la navette qui traverse le port, ou au guichet de la poste, bête et discipliné que vous êtes, et là vous voyez, une, puis deux, puis trois, puis cinq personnes passer devant vous en vous bousculant, l'air de rien, sans même vous décrocher un regard ! Autre exemple, qui est assez lié : le manque de politesse : vous laissez passer quelqu'un gentiment dans la rue... pas un merci, pas un geste, pas même un regard. Et je peux vous dire que j'ai attendu longtemps avant de tirer des conclusions, mais quand ça vous arrive une bonne vingtaine de fois, là vous commencez à avoir une mauvaise image des "locaux". Autre exemple, mais qui là je l'admets, relève plus de la sensibilité personnelle : le bruit ! Je n'ai jamais vu une ville si bruyante. Évidemment, un million d'habitants, ça fait du bruit comparativement aux 2500 âmes de Saint Lunaire ou de Jan Juc. Mais en plus de cela, les Valenciens ont une tradition absolument hallucinante qui consiste à faire claquer des pétards à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, n'importe quel jour de la semaine (plutôt le samedi quand même) et n'importe quelle saison. Et encore, j'ai pris la précaution d'arriver après les fêtes Las Fallas en mars, où là, c'est 24h/24 pendant une semaine ! On peut aimer le côté festif, mais quand ça a tendance à empiéter sur votre sommeil, c'est moins drôle. Mais encore une fois, je précise que je n'étais sans doute pas dans des bonnes conditions pour apprécier l'Espagne : je ne parlais pas la langue, je n'avais que très peu de temps libre, et après avoir vécu 6 ans avec un Australien et baigné dans une culture anglo-saxonne, je crois que le décalage est encore plus important.

Quoiqu'il en soit, c'est maintenant l'heure du retour ! Quel bonheur ! Je vais enfin retrouver Saint-Lunaire, l'iode et le granit de la Bretagne, les plantes aromatiques de mon balcon (dont papa et maman ont pris soin pendant mon absence), le marché de Dinard, les ballades sur la plage de Longchamp... Cela m'a tellement manqué ces huit derniers mois. Bien sûr, il y a eu l'Australie et notre "chez-nous" à Jan Juc que j'adore, mais mon vrai "chez-moi", c'est et ce sera toujours la Bretagne. Même si je n'y suis pas née et si je n'ai pas grandi sur ces terres, c'est là que j'ai choisi de vivre il y a plus de 7 ans maintenant, c'est là que je me sens le mieux, que je me sens 'moi', et puis c'est là que j'ai rencontré Nick...

06.05.2006

Baby Boom à Jan Juc

Plusieurs personnes m'ont demandé des nouvelles des pregnant girls que l'on peut voir dans l'album photo OZ Friends ! Et bien deux d'entre elles ont accouché. Jennah et Hendo ont eu une petite fille, Arabella, dite Belle, et Michelle et Wes ont également eu une fille, Abi. Elles sont nées à 12 jours d'intervalle et habitent à 50m l'une de l'autre, dans la même rue ! Je n'ai pas encore de photo d'Abby mais en voici une de Belle. J'ai hâte de les voir. Elles auront déjà bien grandi la prochaine que nous irons en Australie. En tout cas, ça donne envie tous ces bébés ! Pas de petit "Frogaroo" en cours pour l'instant, mais on ne va sans doute pas attendre très longtemps après le mariage :-)

25.04.2006

Ty Breizh

Après trois mois en Australie, quelques jours en Angleterre, deux semaines dans le Nord et une semaine dans les Alpes, me voilà de retour en Bretagne ! C’est bon de rentrer à la maison. Malheureusement, mon chéri n’est pas resté longtemps. Il est parti à Oxford chez APP boucler son DVD sur le Vendée Globe, pour ensuite repartir en Australie et en faire la promo. Il ne sera pas de retour avant le 8 ou 9 mai. Ça va faire long... Mais je ne me plains pas. J’apprécie de temps en temps de me retrouver seule. Et surtout, je suis heureuse de retrouver la Bretagne.

J’adore le Nord parce que j’y ai grandi et que je suis fière de ma culture et de mes origines. J’adore l’Australie parce que c’est le pays de l’homme de ma vie. Mais la Bretagne, c’est différent. La Bretagne, je l’ai choisie. Je n’avais ni famille, ni amis là-bas, je n’y étais jamais venue en vacances avec mes parents. Et pourtant, dès l’âge de 20 ans, j’ai eu envie de venir y vivre. Ma première motivation, c’était bien évidemment LA MER. Mais plus que cela, c’était aussi l’aspect sauvage du littoral, le vent frais, les vagues, les marées. Lorsque je me suis installée Place Mgr Duchesne à St Servan, je ne connaissais personne, à part les gens de l’entreprise où je travaillais. J’avoue que j’ai d’abord été refroidie par l’accueil peu chaleureux de certains habitants. Quand on vient du Nord, la transition est forcément un peu rude ! Mais finalement je n’ai eu aucun mal à me faire des amis. Pour le reste, je n’ai pas été déçue. Je suis littéralement tombée amoureuse de la région, émerveillée par cette Nature si présente, si puissante. Le paysage n’est jamais le même. Les lumières et les couleurs changent à chaque saison, à chaque heure de la journée, en fonction du vent, des marées. Je ne me lasse pas des balades en campagne, en forêt, sur la plage ou dans les rochers, même en plein hiver. Surtout en plein hiver !

On peut retrouver la même ambiance en Australie (lorsque j’étais là-bas avec Séverine en février dernier, elle m’a d’ailleurs fait remarquer que je comparais souvent la Bretagne et la région de Torquay) : l’océan, le vent, les grands espaces. Mais la Bretagne a quelque chose de plus que je ne saurais expliquer... Sans doute une atmosphère liée à son passé, à son histoire... Toujours est-il que je ne me suis jamais sentie aussi bien ailleurs qu'en Bretagne, et plus particulièrement ici sur la côte d'Emeraude. J'espère que dans les années à venir nous pourrons continuer de partager notre vie en Torquay et Saint-Malo. Cela sera peut-être plus difficile une fois que nous aurons des enfants car il faudra peut-être faire un choix géographique pour leur scolarité, mais j'aimerais vraiment passer du temps ici avec eux. Enfin bref, nous ne sommes pas encore là. Je vais déjà épouser Nick ici en octobre prochain, et ça c'est déjà un grand pas dans notre vie !

30.03.2006

Incompréhension

Je ne reconnais plus mon pays. Est-ce à cause de mes longues absences à l’étranger ? Est-ce parce que je vieillis ? Toujours est-t-il que je ne me retrouve absolument pas dans ce qu’on appelle « les jeunes » aujourd’hui. Peur de l’avenir, besoin de sécurité, prise de risque minimum... Qu’est ce qui peut bien les motiver dans la vie ? Peur de l’avenir, en effet, quand on voit l’état de notre pauvre planète, ça peut se comprendre, mais pour le reste...

Nous avons la chance d’être en démocratie, nous avons la chance de pouvoir voter et d’exprimer librement nos opinions. Et jusqu’à preuve du contraire, le gouvernement actuel, comme les précédents, a été élu à la majorité. Que cela nous plaise ou non, que l’on soit de droite ou de gauche, c’est un fait. Alors pourquoi tant d’acharnement contre ce CPE ? Certes ce nouveau type de contrat mérite des aménagements. Certes le gouvernement a eu tort de ne pas discuter au préalable avec les partenaires sociaux. Certes il ne s’agit pas de LA solution contre le chômage des jeunes, mais seulement d’une option parmi d’autres. Tous ces gens ont donc parfaitement le droit de manifester leur mécontentement. Mais cela mérite t-il vraiment autant d’acharnement et de violence dans les manifestations ? Je ne le crois pas. Je pense que les syndicats sont tout simplement motivés par un seul objectif : déstabiliser le gouvernement. Attention, je ne défends pas l’ensemble des actions de la droite. Il faut d’ailleurs savoir qu’en ce moment même, pendant que tout le monde a les yeux tournés vers les manifs et le CPE, le Sénat est en train d’accepter le projet de loi sur les OGM. Et ça, c’est grave, car cela concerne tout le monde. Les riches, les pauvres, les chômeurs, les fonctionnaires, les chefs d’entreprises, les jeunes, les retraités... On ferait mieux de rassembler nos énergies pour éviter qu’un jour notre alimentation soit envahie par ces organismes génétiquement modifiés, dont nous ne connaissons absolument pas les conséquences sur notre santé.

Au lieu de cela, non, la population française reste bloquée sur les éternels clivages gauche-droite. C’est là le gros problème du conflit autour du CPE. Il est 100% politisé et les débats ne sont plus objectifs. Chacun reste campé sur ses positions. Personnellement, j’ai le coeur à gauche et la raison à droite. C’est un peu simpliste, mais cela résume assez bien mes opinions. En terme de vote, cela se manifeste pas un rejet ferme et catégorique des extrêmes et par un choix basé sur les idées d’une personne plutôt que pour une étiquette politique. Bref, depuis mon retour d’Australie, j’ai pris le temps d’écouter interviews et débats sur le CPE et de me renseigner sur le sujet (je vous conseille notamment un comparatif assez bien fait sur L’Internaute), et, avec je l’espère le plus d’objectivité possible, je trouve que ce contrat peut être une bonne alternative, à la fois pour les employeurs et pour les jeunes. Après tout, que proposent les autres partis ? Pas une seule fois depuis deux semaines, je ne les ai entendu dire « Voilà ce que nous proposons : ... ». Ah si, notre cher Mr Sarkozy qui pense déjà aux élections de l’année prochaine n’a pas manqué de proposer un contrat unique en remplacement de tout de qui existe en ce moment, y compris le CPE. Elle est belle la solidarité d’opinion à droite !

Très franchement, si une petite entreprise décide de prendre un jeune en CPE et de le former (puisqu’il est aussi question de formation), pourquoi voudrait-elle ensuite le licencier ? Bien sûr, certains le feront, mais ils le font déjà, même avec des CDI. Quand on veut virer quelqu’un, on le peut toujours. Mais les 3 mois, 9 mois ou 2 ans de formation et d’expérience dans l’entreprise ne seront jamais perdus. Les jeunes n’auront pas été exploités pendant tout ce temps, ils auront perçu un salaire, ils auront gagné en expérience et en maturité, ils en sortiront plus forts pour un prochain emploi ! C’est fini le temps où l’on gardait le même métier toute sa vie (à moins de choisir la fonction publique, et encore). Si j’étais chef d’entreprise, je ne prendrais jamais un étudiant en CDI dès sa sortie de la fac. Je voudrais le former d’abord et vérifier qu’il corresponde bien à ce que je recherche. Je suis d’accord : il ne faut pas forcément deux ans pour cela, et c’est peut-être ce que Mr de Villepin pourrait revoir. Mais sur la possibilité de licenciement sans motif, même si cela paraît injuste, je pense qu’il faut accepter de prendre ce risque. Ca vaut le coup d’essayer. Dans le meilleur des cas, le jeune sera embauché et tout le monde sera content ; dans le pire des cas, il est licencié mais il aura acquis une expérience et il touchera des indemnités. Ce n’est pas l’idéal, mais c’est quand même mieux que de rester au chômage pendant tout ce temps sans même avoir essayé ! Ca vaut le coup de tenter sa chance non ? Malheureusement, j’ai l’impression que les jeunes ne sont pas nombreux à penser comme moi. La preuve, j’entendais ce matin à la radio qu’en Bretagne, 10000 offres d’emploi qualifiés en CDI ne trouvent pas de candidats. C’est quand même un comble ! Et pendant ce temps, les concours pour la fonction publique sont archi-saturés...

Enfin dernier point pour conclure cette note sur le CPE (qui j’en suis sûre va susciter des réactions hostiles, même chez mes amis) : les élections présidentielles sont l’année prochaine. Une seule petite année. Alors pourquoi tout simplement ne pas donner sa chance au CPE ? Pourquoi ne pas essayer, en attendant que la gauche trouve d’autres solutions ? Si le CPE est véritablement une catastrophe, ne vous inquiétez pas, on en entendra parler et on peut dores et déjà être sûrs qu’un parti de gauche, probablement le parti socialiste, remportera les élections. Dans ce cas : suppression immédiate du CPE.

Soyons un peu honnêtes pour une fois. Arrêtons de nous battre sur des clivages gauche-droite. Il est bien évident que nous avons le devoir en tant que français de protéger nos acquis sociaux. Je ne voudrais pas me retrouver avec un système comme en Angleterre ou en Australie. Mais franchement nous n’en sommes pas là. Le CPE n’est pas une mesure ultra-libérale, c’est UNE solution parmi d’autres pour tenter de débloquer le marché du travail. Si cela ne marche vraiment pas, je mets ma main à couper que dans un an, le prochain gouvernement le fera passer à la trappe. Que risque t’on ?? Que le CPE soit un succès et que la droite en ressorte plus forte et remporte les prochaines élections ?? Et bien oui, c’est peut-être ça le risque qui déplait tant aux manifestants et aux grévistes ! Si ce conflit était moins politisé, nous n’en serions pas là...

18.03.2006

David Gilmour à l’Olympia

Bon, je sais, à part le fait que j’y sois allée avec Nick, le concert de David Gilmour à l’Olympia hier soir n’a pas grand chose à voir avec l’Australie. Mais cela mérite quand même d’y consacrer une note !
Cela faisait 11 ans que j’attendais ce moment. Depuis le dernier concert de Pink Floyd auquel j’ai eu la chance d’assister à Wechter en Belgique en septembre 1995, je rêvais de revoir ce groupe sur scène. Lorsqu’ils ont joué ensemble pour le Live 8 l’été dernier à Londres (bouououhouou, j’ai raté ça), tout le monde espérait une reformation Gilmour/Mason/Wright/Waters, mais c’était un peu trop demander. A la place, nous avons eu droit à un nouvel album solo de David Gilmour et à deux dates à Paris. C’est déjà pas mal. D’autant qu’un autre membre du groupe, le pianiste Rick Wright, accompagne Gilmour sur l’ensemble de la tournée et que tous deux nous ont réservé quelques belles surprises...

La première est arrivée dès le premier quart d’heure du spectacle. Après une intro et deux chansons de son nouvel album, Gilmour lance un petit coup d’oeil à Wright qui se met aussitôt à jouer les premières notes de « The Great Gig in the Sky » au piano. Arrrrggghhhhh ! Il faut une choriste pour jouer ce morceau et ce n’était pas prévu au programme ! Je lance à Nick : « It has to be Sam Brown ». Bingo ! C’est bien elle ! Ouahouououououou. Génial ! Petit résumé pour ceux qui ne connaissent pas... Sam Brown s’est fait connaître du grand public avec son tube bluesy « Stop » (ohhooohhooo you’de better stop ! ...Bref, la chanson reprise par la pub Nescafé... pour ceux qui ne connaissent vraiment pas :-), mais elle a surtout accompagné Pink Floyd sur la tournée Division Bell dans les années 90, et elle est, en fait, la fille de Vicky Brown, qui chante The Great Gig in the Sky sur la version album de the Dark Side of the Moon. Nous avons eu la chance, Nick et moi, de la voir en concert solo l’année dernière à Ventnor sur l’Ile de Wight, et quel plaisir de la revoir sur scène avec Gilmour. D’après les autres spectateurs présents au concert du Grand Rex, elle n’était pas venue la veille. Quelle chance !

Le deuxième grand moment de la soirée est sans aucune hésitation « Echoes », l’un des plus beaux morceaux de Pink Floyd, extrait de l’album Meddle (1971). Un morceau très rare en live, et pour cause : il dure plus de 23 minutes rien que sur la version album. J’en avais déjà eu écho (c’est le cas de la dire ;-) en lisant rapidement sur Internet des comptes-rendus des concerts en Allemagne (début de la tournée), mais je ne pensais pas qu’il le jouerait à l’Olympia... Les personnes qui ne connaissent pas ce morceau et n’apprécient pas particulièrement Pink Floyd auront du mal à comprendre, mais très sincèrement j’ai assisté là à l’un des plus grands moments de ma vie. Jamais je n’aurais pensé avoir la chance d’entendre ça en concert. Le son était magique, la communion entre les voix de Gilmour et Wright parfaite, la rythmique implacable, l’atmosphère plus planante que jamais. Pas besoin de ‘merde’ hallucinogène pour atteindre le 7ème ciel !

Trois heures de concert et cela passe encore trop vite... Que reste t’il ? De magnifiques souvenirs gravés à tout jamais dans ma mémoire et l’espoir qu’un jour, je pourrai voir les 4 Pink Floyd réunis. Une rumeur court actuellement sur une possible reformation juste le temps d’un concert, à la manière du Live 8 l’année dernière. Il s’agirait du concert de Roger Waters le 14 juillet prochain à Nevers. On sait déjà que Nick Mason, le batteur, sera présent et on sait aussi que Waters a invité Gilmour et Wright, mais pas de réponse définitive pour l’instant... J’ai déjà ma place (merci frérot !) et je croise les doigts.